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REVIEW: Erik Friedlander plays John Zorn’s Masada Book Two @ the Shedd (Eugene, OR – 1/8/11)

9th Jan 11 (Sun) 5 comments

FYI… PHOTOS of the SHOW at the BOTTOM

NYC-based cellist Erik Friedlander is a favorite musician of mine.  I have only a handful of his solo works, but he shows up in the subtlest of places… I mean, if I do a quick search for “Friedlander” in my iTunes, I show 32 and a half hours of music (Tzadik Records & DMG are a key component of my monthly music budget).  He has worked with Courtney Love, Dar Williams, the Mountain Goats and many more… but I primarily know his work in the NYC jazz & avant-garde scene: Dave Douglas, Ikue Mori/Death Praxis, Jamie Saft, Yuka Honda, Wadada Leo Smith, Tim Sparks, Ned Rothenberg, and of course… John Zorn.

With John Zorn, Erik has been involved in several Masada incarnations, notably the Masada String Trio (with Greg Cohen & Mark Feldman) and the Bar Kokhba Sextet.  When John Zorn was done writing music for the original acoustic Masada Quartet, he sat down and penned over 300 songs that became the Masada Book Two: Book of Angels.  I’ve talked a lot about Masada Book Two on this blog… it is the most consistently amazing set of music out on Tzadik (John Zorn’s 503(c)3 record label).  MBT is essentially John Zorn’s Masada tunes, covered by those around him.  Some of my favorites are Secret Chiefs 3’s Xaphan, Bar Kokhba Sextet’s Lucifer, and Medeski Martin & Wood’s Zaebos… but quite honestly, all sixteen releases (to date) have been stunning and essential.

Erik was one of the early invites to the Masasa Book Two Club… releasing Volac (volume 8 in 2005).  The John G. Shedd Institute for the Arts in Eugene commissioned Erik Friedlander to come in a perform these Volac songs last night.  I had seen Erik in Portland in 2009 with his photography & music piece – Block Ice & Propane (his music set to his father Lee Friedlander’s photography); so I knew Erik would deliver a wonderful performance.  Set-up in the Shedd Recital Hall, just off the courtyard, Erik went on around 7:40 and entranced us with his playing…

He was playing his carbon-fiber “alien cello.”  I imagine that was his easiest axe to bring for a two-night Seattle & Eugene weekend before heading back home.  Its sound was quite similar to a wooden cello – at least to my untrained ears.  Per Erik, it’s not as ornery or sensitive as a wooden cello.

The Masada songs have a definitive Jewish klezmer feel in points of the melodies.  Erik’s arrangements and playing definitely bring in a chamber music and jazz improviser aspect to the Volac songs.  He played roughly half of the songs bowed, and the rest either plucked or strummed.  Switching between the styles for each song for the most part – as is one of John Zorn’s “rules” which Erik joked about.  Hush, don’t tell John, but Erik acknowledged that he broke a few “rules” during the night.

Setlist: about 70 minutes

  • Harhazial
  • Yeruel
  • Ylrng
  • Haseha
  • Sannul
  • Rachsiel
  • Kadal
  • Anahel (the 1st written by Zorn for MBT)
  • Zumiel
  • Ahaniel
  • Zawar
  • Encore: Sidriel

Essentially the entire Volac album, just in a different order. Erik doesn’t make it out to the Pacific Northwest as much as I’d like, but when he does make it out, I’m going.  If you love cello or other chamber music – you should go, too!  Nary a disappointment. Oh, also check out his free podcast First Light which features a weekly early morning improvisation.

more photos below

The Appropriate Linkage:

Next show for me… Reptet (jazz combo from Seattle) at Luckey’s in Eugene, Friday, January 14th!

~Dan – np: Nine Inch NailsGhosts I-IV

ERIK FRIEDLANDER PHOTOS
all pictures (cc) 2011 Daniel Temmesfeld,
you may use freely under a creative commons attribution

(click for larger)

Radical Jewish Culture in Paris

18th Mar 10 (Thu) Leave a comment

If you’re going to be in Paris, France, between the 9th of April and the 18th of July, 2010, check out this Radical Jewish Culture exhibit at the Museum of Jewish History.  It features John Zorn, Ben Goldberg, Marc Ribot, David Krakauer, Frank London, Anthony Coleman, Mark Feldman, Sylvie Courvoisier, and more.

Info about the exhibit (in French) is below…

~Dan – np: CopelandYou Are My Sunshine

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More info at http://www.mahj.org/

Le MAHJ présente la première exposition consacrée à la Radical Jewish Culture, mouvance musicale issue de la scène underground newyorkaise des années 1980 et 1990.

En parallèle à l’exposition est organisé un programme de concerts exceptionnel : John Zorn, Anthony Coleman, Mark Feldman et Sylvie Courvoisier, David Krakauer, Frank London, le Ben Goldberg Trio (ex-New Klezmer Trio)… Les plus grands noms de cette scène. joueront dans des dispositifs pour la plupart inédits en Europe.

En 1992 se tient à Munich un événement au titre manifeste : Festival for Radical New Jewish Music. Le programme du festival est imaginé par le compositeur et saxophoniste new-yorkais John Zorn, qui s’entoure pour l’occasion de figures majeures de l’underground new-yorkais : Lou Reed, John Lurie, Tim Berne, mais aussi Marc Ribot, Frank London, David Krakauer, Roy Nathanson, Elliott Sharp ou encore Shelley Hirsch. John Zorn choisit d’y présenter une pièce intitulée Kristallnacht en remémoration de la Nuit de Cristal du 9 novembre 1938 : une pièce puissante qui transgresse les normes d’écoute, en mêlant improvisations free-jazz et klezmer, discours d’Hitler et bruits de bris de vitres.

L’événement fait date : des musiciens juifs américains jouent en Allemagne et tentent, pour la première fois, de retracer la genèse des musiques de la scène underground newyorkaise à travers des sources juives. Dans le sillage de ce moment fondateur, des tournées sont organisées en Europe, tandis que des clubs de Manhattan, telle la Knitting Factory, accueillent des festivals de Radical Jewish Music associant performances, lectures et débats, et soulevant des questions essentielles à leurs yeux : qu’est-ce que la musique juive d’aujourd’hui ? que dit la musique que l’on joue de nos origines et de notre expérience de vie ?

Dès les années 1970 et 1980, des musiciens juifs new-yorkais, très présents sur les scènes alternatives du rock, du punk, de l’avant-garde jazz et de la musique contemporaine, (re)découvrent le répertoire des musiques juives populaires, notamment celui des musiques juives d’Europe orientale, le klezmer. Ces acteurs clés de l’avant-garde musicale et de la world music y puisent – non sans un certain degré de contestation – un nouvel engagement artistique qui souligne la force du lien qui les rattache à leur culture juive, vécue comme source d’inspiration et de questionnements constants.

New York est leur foyer de création, en particulier le sud de Manhattan. Les quartiers longtemps populaires de l’East Village et du Lower East Side ont accueilli, au début du XXe siècle, les populations juives immigrées d’Europe de l’Est. Dans les années 1950, ils deviennent le refuge des avant-gardes esthétiques, depuis la Beat Generation ( Jack Kerouac, Allen Ginsberg ,William Burroughs) jusqu’à John Cage et Andy Warhol. Espace de contestation intellectuelle, esthétique et politique, ce New York radical a longtemps gardé les traces de la culture yiddish, qui y a connu une véritable renaissance. Cette atmosphère culturelle très spécifique imprègne encore fortement les lieux, lorsque les musiciens de ce qui deviendra la Radical Jewish Culture s’affirment artistiquement, au cours des années 1980.

Dans le prolongement de cet héritage, John Zorn crée en 1995 la collection « Radical Jewish Culture » (plus de 120 titres parus à l’heure actuelle) sous le label Tzadik, devenu depuis une référence incontournable des musiques alternatives. Les albums édités dans cette collection s’inscrivent comme autant de réponses aux questions qui s’imposent aux musiciens confrontés à la tradition protéiforme dont ils sont issus.

Le parcours de l’exposition est thématique ; à travers une approche essentiellement sonore et visuelle, il revient sur les temps forts de la création musicale, depuis la scène du Klezmer Revival jusqu’aux explosions sonores du groupe phare de John Zorn, Masada, en passant par le festival de Munich de 1992.
À partir de l’écoute se déploie le contexte historique, musical et artistique dans lequel la musique a été créée. Il met en lumière le réseau d’influences des musiciens, parmi lesquelles : la Beat Generation, présentée notamment à travers la démarche de deux icônes de ce mouvement, le plasticien Wallace Berman et le poète Allen Ginsberg ; les artistes juifs révolutionnaires du début du XXe siècle, comme El Lissitzky ; ou encore la scène du rock alternatif des années 1970. Grâce à l’implication des acteurs clés de cette scène, de nombreux documents d’archives (interviews, prises de concerts et textes largement inédits) ont pu être rassemblés.

Comme le dit John Zorn, la Radical Jewish Culture est tout à la fois une mouvance musicale, un mouvement aux résonances politiques diverses affirmées et assumées, une communauté de musiciens et, plus largement, une communauté esthétique.

Commissariat de l’exposition : Mathias Dreyfuss, Gabriel Siancas et Raphaël Sigal

Avec le soutien exceptionnel du label Tzadik
Avec le soutien de l’Ambassade des États-Unis d’Amérique en France

Tzadik Ambassade des États-Unis d'Amérique en France
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